Des villes dans l’économie post-fordiste : quels défis ?

Remi Dormois, novembre 2012

Ce sous-dossier a une finalité introductive. Nous commencerons par un rapide rappel des caractéristiques du système capitalistique actuel. Gardons à l’esprit que les formes du capitalisme ont évolué au cours du temps même si ses principes essentiels ont été reconduits. Le capitalisme de la période fordiste s’est construit sur la mécanisation des procès de production, sur la généralisation de la division des tâches et sur une hausse salariale assurant des débouchés pour les productions des entreprises. Le capitalisme de la période post-fordiste, néo-libérale diront d’autres observateurs, se fondent sur des principes différents qui seront détaillés dans la première analyse. Un changement dans les modalités d’organisation du capitalisme a des impacts spatiaux et particulièrement sur les trajectoires de développement des villes.

La seconde analyse revient sur les raisons pour lesquelles les grandes villes et leurs régions polarisent le développement des emplois à haute valeur ajoutée et concentrent de plus en plus les activités relevant de l’économie de la connaissance (services supérieurs aux entreprises, recherche et développement, culture et création artistique,…). Cette dynamique de concentration n’est pas sans soulever des problèmes : inégalités de développement entre villes d’un même pays, renforcement de la ségrégation socio-spatiale entre communes et quartiers des régions urbaines,… Autant de défis sur lesquels nous reviendrons plus en détail dans la troisième analyse.

This sub-dossier serves as an introduction. We will begin with a quick reminder of the characteristics of the current capitalistic system. Let’s remember that the form of capitalism has changed over time, even though the essential principles remain the same. Capitalism in the Ford era was built around mechanised production processes, widespread division of labour and salary increases to guarantee markets for what companies produced. Capitalism in the post-Ford period, which other observers would call neo-liberal, is based on different principles. These are described in detail in the first analysis. Changes in the way capitalism is organised have an impact on spatial use, in particular on the development of cities.

The second analysis looks at why large cities and their surrounding regions account for most of the growth in jobs with high added value, and why cities have an increasingly high concentration of knowledge-based activities (high-level corporate services, research and development, culture and artistic creation, etc.) This concentration dynamic is not without its problems: cities in the same country do not grow equally; there is increased socio-spatial segregation between municipalities, between neighbourhoods in urban regions, etc. These challenges are examined in detail in the third analysis.

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3 analyses

4 études de cas

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