Cities100 : Le Cap est à l’avant-garde de la transition de l’Afrique du Sud vers un approvisionnement énergétique décentralisé et renouvelable

C40 Cities Climate Leadership Group, Nordic Sustainability, October 2029

C40 Knowledge Hub

L’approvisionnement énergétique de l’Afrique du Sud est dominé par le charbon, qui fournit 85 % de l’électricité du pays. Afin d’accélérer la transition vers une économie à faibles émissions de carbone, la ville du Cap a pris les choses en main et élabore actuellement une législation visant à accroître la part des énergies renouvelables dans le réseau.

Le programme de production d’énergie à petite échelle (SSEG) du Cap encourage l’adoption de systèmes solaires photovoltaïques (PV) sur les toits et de petites éoliennes dans les secteurs commercial et résidentiel, permettant ainsi aux consommateurs de devenir des producteurs et de revendre l’électricité excédentaire produite au réseau, favorisant ainsi un approvisionnement en électricité plus décentralisé et plus durable.

Le programme de production d’énergie à petite échelle (SSEG) du Cap permet de réduire la dépendance de la ville à l’égard du charbon, de favoriser la revente locale d’électricité et de diversifier le mix énergétique. Les « prosommateurs » d’électricité peuvent raccorder leurs installations d’énergie renouvelable au réseau de la ville et y injecter l’électricité excédentaire par rapport à leur consommation, en échange d’un crédit.

La ville encourage la production locale indépendante d’électricité en remettant en cause les droits exclusifs dont bénéficie le service public en matière d’approvisionnement en électricité destinée à la revente. Elle a obtenu gain de cause devant la Haute Cour, ce qui lui permet désormais de s’approvisionner auprès de producteurs d’électricité indépendants. Cette mesure rendra plus rentable pour les habitants et les petites entreprises l’installation de systèmes d’énergie renouvelable à petite échelle et l’injection du surplus d’électricité dans le réseau. Pour en savoir plus, consultez Interventions juridiques : comment les villes peuvent stimuler l’action climatique.

Ce projet constitue une première étape pour amorcer la transition vers l’abandon de la production d’électricité à partir du charbon en Afrique du Sud. En l’absence de législation nationale concernant les installations de production d’électricité à échelle du site (SSEG) et les tarifs applicables, la ville a pris l’initiative d’élaborer des tarifs adaptés, des systèmes de comptage bidirectionnels et des systèmes de facturation automatisés permettant l’achat et la vente d’électricité. La réglementation municipale a été adoptée par les communes voisines de la province du Cap-Occidental et est en cours d’intégration dans la législation nationale.

Il s’agit de l’une des 100 solutions mises en avant dans l’édition 2019 de Cities100. Pour sa quatrième année, Cities100 apporte une reconnaissance à 100 des projets les plus audacieux de villes du monde entier qui s’efforcent de lutter contre le changement climatique et de construire un avenir meilleur et plus vert. La publication met en avant des solutions reproductibles et évolutives, qui réduisent les émissions et répondent aux problèmes auxquels les villes sont confrontées en raison du changement climatique. Lisez le rapport Cities100, par C40 et Nordic Sustainability, pour plus de détails.

Les conseils du Cap à l’intention des autres villes

Offrir des possibilités de formation

Pour remédier au manque de techniciens d’installation qualifiés, la ville s’est associée à une ONG locale et à une association professionnelle afin de mettre en place un programme de formation destiné aux installateurs de systèmes photovoltaïques solaires. Ce programme propose des subventions aux électriciens (75 % de prise en charge) et aux électriciennes (100 % de prise en charge). À ce jour, 113 candidats retenus ont suivi la formation en énergie solaire photovoltaïque, dont 66 ont été pris en charge par la ville dans le cadre de son programme SSEG.

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Au lancement du programme, il n’existait en Afrique du Sud aucune législation nationale relative à l’installation et à la tarification des systèmes d’énergie renouvelable à petite échelle (SSEG) ; la ville a donc lancé une étude sur la mise en œuvre de ces systèmes dans le contexte sud-africain. Ce projet a donné lieu à une collaboration étroite avec des organismes gouvernementaux, une ONG et une association de services publics, et les résultats ont été mis en open source afin que d’autres villes puissent s’en inspirer.

Des avantages plus larges

Aspect social : Dans une ville confrontée à de fréquentes coupures d’électricité, le programme SSEG apporte une solution en renforçant la sécurité énergétique de ses habitants et en favorisant la diversification des sources d’énergie. Un accès fiable à l’énergie améliore la qualité de vie des citoyens, leur accès aux technologies et aux communications, ainsi que leur productivité.

Santé : Le programme met l’accent sur le renforcement de la collaboration entre les citoyens et de leurs capacités afin de garantir que les systèmes énergétiques soient installés dans le respect des normes de sécurité et de la législation, ce qui permet de réduire les accidents et les risques.

Sur le plan économique : Il est essentiel que Le Cap s’approvisionne davantage en électricité issue des énergies renouvelables pour développer une économie plus solide et créer des emplois locaux.

L’environnement : Le principal avantage environnemental du programme SSEG a été la réduction des émissions de CO2 produites – environ 77 868 tonnes à ce jour – en raison du passage d’une production d’électricité à base de charbon à l’énergie solaire et éolienne.

Sources

To go further

Site web : www.c40.org/