Histoires urbaines : Renforcer les partenariats avec les travailleurs du secteur informel pour assurer une transition juste
C40 Cities Climate Leadership Group, junio 2023
Dans les villes d’Asie, du Pacifique, d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes, les travailleurs du secteur informel de la gestion des déchets jouent un rôle essentiel, souvent sous-estimé.
Les expériences menées à Accra, Rio de Janeiro et Lagos démontrent que leur intégration dans des partenariats solides permet aux municipalités de créer des millions d’emplois verts, d’augmenter significativement les taux de recyclage, de progresser vers l’objectif « zéro déchet » et de mener une transition juste, inclusive.
Ce texte s’appuie sur ces retours d’expérience pour proposer aux villes des mesures concrètes et des recommandations politiques adaptées. Une feuille de route pour transformer ces acteurs informels en partenaires stratégiques d’un développement urbain plus durable et inclusif.
Dans les villes d’Asie, du Pacifique, d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes, les travailleurs du secteur informel de la gestion des déchets jouent un rôle essentiel dans ce domaine. La mise en place de partenariats solides et collaboratifs avec ce secteur offre aux villes l’opportunité de créer des millions les emplois verts1 de qualité, d’augmenter les taux de recyclage2, de progresser vers l’objectif « zéro déchet »3 et de mener une transition juste4 ne laisse personne de côté.
Ce rapport s’adresse aux villes qui souhaitent établir et renforcer des partenariats avec le secteur informel de la gestion des déchets. Il présente des mesures concrètes que les villes peuvent mettre en œuvre, ainsi que des recommandations politiques et des études de cas portant sur les villes d’Accra, de Rio de Janeiro et de Lagos. Le rapport identifie trois domaines d’action pour les villes et formule des recommandations politiques détaillées pour chacun d’entre eux. Une sélection de ces recommandations est résumée ci-dessous :
Faire reconnaître par l’ensemble des parties prenantes la contribution des travailleurs du secteur informel
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Utiliser les pouvoirs législatif et exécutif pour intégrer la reconnaissance des droits et des contributions des travailleurs du secteur informel dans les politiques locales.
Exemple : la stratégie de résilience d’Accra prend en compte et recense les travailleurs du secteur informel
Le troisième pilier de la stratégie de résilience de la ville d’Accra met en avant le rôle important du secteur informel, qui offre des opportunités et des enseignements en matière de résilience et de moyens de subsistance en milieu urbain. Il propose une feuille de route à la ville afin de soutenir et de reconnaître la contribution continue de ce secteur au renforcement de la résilience. Il indique clairement que, s’ils sont correctement compris et gérés, les systèmes informels peuvent contribuer à accroître l’inclusion et à renforcer les performances du secteur formel. S’appuyant sur ce cadre, l’évaluation des besoins menée par la ville d’Accra a joué un rôle essentiel dans l’élaboration d’un nouveau cadre politique destiné à orienter la collaboration entre la ville et les travailleurs du secteur informel.
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Exploiter les données nationales et les compétences sectorielles pour recenser les contributions des travailleurs du secteur informel tout au long de la chaîne de valeur. Cela nécessite de collecter des données sur les activités des travailleurs informels du secteur des déchets, en les ventilant par sexe, âge et statut migratoire, afin de permettre la mise en place de politiques inclusives et tenant compte des questions de genre.
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Aider les travailleurs à s’enregistrer et à obtenir une pièce d’identité locale susceptible de faciliter leur accès à la sécurité sociale et à d’autres services de base. Il s’agit d’une étape importante vers la reconnaissance des droits des travailleurs du secteur informel, car elle leur ouvre l’accès à des services essentiels. On peut citer à titre d’exemple l’utilisation de cartes d’identité professionnelles, qui reconnaissent le ramassage des déchets comme une profession légitime et garantissent souvent certains droits à leur titulaire, tels que la propriété légale des déchets.
Offrir des compétences et des opportunités de création de moyens de subsistance aux travailleurs du secteur informel
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Encourager la création d’entreprises, de coopératives et de syndicats en simplifiant les procédures d’enregistrement et en les rendant plus accessibles. Les villes peuvent simplifier ces procédures et mettre en place des exonérations fiscales locales temporaires ou des subventions afin d’aider les collecteurs et les transformateurs du secteur informel à s’enregistrer en tant qu’entreprises officielles.
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Recourir à des mesures incitatives juridiques, fiscales et sectorielles pour encourager la mise en place d’accords contractuels adaptés et flexibles ainsi que des pratiques inclusives sur le lieu de travail. Les villes peuvent encourager le recours à des accords et contrats flexibles entre les parties prenantes, les récupérateurs de déchets et leurs communautés, permettant ainsi à ces derniers d’accéder à des emplois, à des services essentiels et à une reconnaissance officielle. Cela peut améliorer l’accès des travailleurs du secteur informel au capital social et financier, la stabilité de leurs revenus et leur reconnaissance sur le lieu de travail.
Améliorer les conditions de travail grâce à des infrastructures et des équipements de meilleure qualité
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Mettre à profit les compétences sectorielles pour mettre en place des infrastructures décentralisées destinées à soutenir les services aux travailleurs du secteur informel dans les zones difficiles d’accès de la ville. Il peut s’agir d’installations de stockage et de tri, de stations de transfert ou de centres de collecte et de tri de quartier. Cela aidera considérablement les travailleurs du secteur informel à stocker, trier et vendre leurs matériaux sans avoir à transporter de lourdes charges sur des kilomètres, souvent à pied sur des routes très fréquentées et offrant peu d’espace aux piétons.
Exemple : les centres de recyclage communautaires de Lagos créent des emplois pour les travailleurs du secteur informel du traitement des déchets
La ville de Lagos prévoit la création de 104 centres de recyclage communautaires qui serviront également de centres d’information axés sur l’autonomisation des femmes et des jeunes. La ville prévoit d’implanter deux centres par zone de développement des conseils locaux, ce qui permettra de créer jusqu’à 20 emplois par centre.
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S’appuyer sur l’implication des habitants et du secteur privé pour améliorer le tri des déchets à la source. Les villes peuvent encourager les habitants et le secteur privé à s’impliquer dans l’amélioration du tri des déchets à l’aide de supports simples tels que des autocollants, des aimants, des poubelles de différentes couleurs et des illustrations, mais aussi par le biais de formations en face à face à domicile, de réunions communautaires, de guides en ligne, de vidéos pédagogiques, de brochures, de jeux sur le tri, d’informations diffusées à la radio, de publicités télévisées, d’articles de presse, de publications sur les réseaux sociaux, de formations destinées aux enfants à l’école, etc.
La vidéo ci-dessous résume certaines des principales mesures prises à Lagos, Accra et Rio de Janeiro, décrites dans le rapport.
1 Good green jobs: How to ensure an equitable, just transition for workers
2 How cities can boost recycling rates
3 Why cities need to advance towards zero waste
4 Achieving the just transition: A toolkit for city leaders across the globe
Referencias
Document en ligne : Histoires urbaines : Renforcer les partenariats avec les travailleurs du secteur informel pour assurer une transition juste
Para ir más allá
Pour en savoir plus sur le renforcement des relations avec les travailleurs du secteur informel dans votre ville, consultez notre guide de mise en œuvre Comment soutenir les travailleurs du secteur informel et les économies informelles dans le cadre d’une transition juste.
Site web : www.c40.org/